Site mobile, application mobile ou les deux ?

Application mobile

205. C’est, en milliards, le nombre d’applications mobiles téléchargées chaque année¹. 90 %, c’est le pourcentage du temps passé dédié aux apps². Ces chiffres, en constante progression, pourraient faire penser que l’application mobile est l’avenir du web, et que c’est vers cette dernière qu’il faudrait dorénavant se tourner. 

Pourtant, tout n’est pas si simple. Le site web a encore de beaux jours devant lui, et même de nombreux avantages. Décryptage.

Les solutions existantes

Pour bien saisir les avantages et les inconvénients des différentes solutions, il faut savoir qu’il existe 4 types d’applications  :

  • l’application native
  • l’application hybride
  • la web application
  • la progessive web app (PWA)

1- L’application native

Téléchargeable via les plateformes d’applications (Play Store, App Store, Marketplace…), l’application native est une sorte de logiciel que l’on installe sur son mobile ou sa tablette. Elle est doit être développée spécifiquement pour chaque système d’exploitation (Android, iOS…). Cela implique donc un coût de développement conséquent si l’on veut toucher l’ensemble des utilisateurs sur mobile. Avec environ 8 smartphones sur 10 tournant sous Android, Google mène la danse, très loin devant Apple (iOS) qui se situe autour de 20  % (les autres environnements tels que Windows Phone ou Blackberry OS étant devenus presque anecdotiques).

2- L’application hybride

À mi-chemin entre l’application native et la web application, l’application hybride embarque des éléments HTML dans un conteneur. Ce sont en quelque sorte des sites web chargés par une application allégée. Cela simplifie grandement le développement car tout le contenu est multi-plateforme, seul le conteneur diffère.

3- La web application

La web application correspond à la version mobile du site internet. Plus rapide à développer car le code est commun à toutes les plateforme (même s’il existe quelques variantes selon les navigateurs). En contrepartie, elle offre moins de contrôle de la partie matérielle du smartphone, et est un peu moins fluide car le contenu doit être téléchargé (via le réseau Wi-Fi ou cellulaire).

4- La progessive web app (PWA)

La PWA est à mi-chemin entre l’application et le site web. Elle offre cependant de bons arguments par rapport à ces derniers : nul besoin d’un store pour la promouvoir, elle s’installe en un clic lors de la navigation sur le site web classique :

Dès lors, elle apparaîtra parmi vos applications et se lancera comme telle, sans passer par votre navigateur favori. Comme une app, la PWA se lance donc en plein écran (vous n’aurez donc plus la barre d’adresse, les onglets, les boutons précédent/suivant…). L’interface sera chargée à la première visite et mis en mémoire cache. Sur la page suivantes, il ne restera que le contenu à charger. La PWA est donc toujours up-to-date : vos visiteurs n’ont pas à mettre à jour l’application comme c’est le cas pour les applications venant de l’App Store ou du Play Store. L’autre avantage qui en découle est que peu d’espace disque est nécessaire sur le smartphone.

Alors, « site mobile, application mobile ou les deux  ? »

On peut d’ores et déjà éliminer le choix d’une appli mobile seule, car ce serait se priver d’une très large audience potentielle. À moins de s’appeler Amazon, Google ou Facebook, rares sont les sociétés qui ont une force de frappe suffisante pour « forcer » leurs utilisateurs à se tourner vers leur app. Reste donc à déterminer si la création d’une application mobile, en plus de votre site mobile (ou responsive adaptatif) est pertinente. 

Comment faire son choix ?

Budget

Comme souvent, le budget que l’on souhaite allouer au projet va conditionner le choix de la technologie utilisée. Dans la mesure où l’application native nécessite de développer pour non pas un, ni deux, mais bien trois plateformes ( !) –Android et iOS a minima, ainsi qu’une version mobile du site pour les visiteurs n’ayant pas installé l’application–, il est probable que cette solution soit écartée assez rapidement.

Cible

Si le budget est suffisant, se pose alors la question de la cible visée :

  • Est-elle technophile ? Bien que l’utilisation des smartphone quasiment universelle, tous les publics ne sont pas adeptes des applications, et préfèrent les sites mobiles.
  • Votre secteur d’activité se prête-t-il à une utilisation mobile ? Si vos collaborateurs travaillent principalement sur de grands tableurs Excel, probablement pas (ou alors sur tablette a minima).
  • Votre notoriété est-elle suffisante pour s’engager sur les marketplaces ? Contrairement à un site web ou le référencement (naturel ou payant) peut vous faire connaître relativement rapidement, la promotion de votre app parmi les millions déjà existantes sera plus difficile.

Fonctionnalités

Enfin, gardons à l’esprit qu’une application n’a d’intérêt que si elle apporte une plus-value suffisante par rapport à votre site : pour que les utilisateurs aient, dans un premier temps, envie de la télécharger, et, dans un second temps, la volonté de la conserver, de la mettre à jour…

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